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Maltraitance des personnes agées

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Maltraitance des personnes agées

Message par morad le Dim 19 Fév - 0:40


En Algérie, les plus de 65 ans sont des centaines de milliers à être victimes de mauvais traitements, depuis l'humiliation jusqu'au supplice en passant par le vol, dans le milieu hospitalier, les maisons de retraite, mais aussi et surtout dans les familles. Tout cela à huis clos, dans UN silence assourdissant.

Comment briser l'omerta sur cette triste fatalité, étrangère à nos moeurs et valeurs ancestrales ?

Racontons l'histoire d' un vieillard si faible qu'il pouvait à peine marcher ; il ne voyait presque pas ; ses mains tremblaient.

Aussi, à table, une partie de sa soupe tombait sur la nappe. Le spectacle finit par dégoûter son fils et sa belle-fille, qui servirent désormais à manger au vieux grand-père dans une écuelle de terre, à l'écart dans un coin de la pièce, et encore ne lui donnaient ils pas assez. Le vieillard portait d'un air affligé ses yeux sur la table où était assis ses enfants, et de grosses larmes coulaient le long de ses joues ridées.

Un jour, ses mains tremblantes ne purent tenir l'écuelle ; elle tomba et se cassa. Sa bru le gronda sévèrement. Puis lui acheta une petite jatte de bois dans laquelle, il dût manger.

Quelques semaines plus tard, son petit-fils de 4 ans assis sur le plancher, s'amusait à ajuster ensemble quelques petites planchettes de bois.

« Que fais-tu là ? » lui demande son père. « Dame! » réplique l'enfant, » je fais une petite auge : papa
et maman mangeront dedans quand je serais grand et qu'ils seront vieux ».

Le mari et la femme se regardèrent en silence.
Il comprirent aussitôt leurs torts envers le vieillard et le firent se rasseoir à leur table.

L'Algérie, jadis terre de l'humanisme, de la dignité, du « Nif et de la Horma », traite quasiment ses vieillards sinon par le mépris, la « Hogra », du moins par le déni, quand ce n'est pas avec infamie.

Etrangère à nos valeurs millénaires et considérée par les institutions internationales comme un délit très grave, la maltraitance est là, rampante, embusquée dans le huis clos familial ou derrière les murs grisâtres des institutions : hôpitaux, maisons de retraite ou « Diar Er Rahma »... Sur les hauteurs d'Alger, dans un centre de vieillesse où tout n'est pas couleur rose,

El Hadja Aïssa, 75 ans est une ex-SDF (sans domicile fixe) ayant perdu toute sa famille lors du tremblement de terre de Chlef en octobre 1980.

Après des années de galère faite de misère et de détresse, elle marmonne d'une voix tremblotante :
« Je vis dans ce centre depuis 8 ans déjà. El Hamdoulilah! Nous sommes bien nourris et à l'abri du froid.

Cependant, nous avons un problème de sécurité car, durant les soirs, il y a moins de surveillants, ce qui explique le vol de nos affaires. Et souvent, nous sommes indignement maltraités : Les personnes âgées et les malades, notamment, par les femmes de ménage... Insultes, bousculades, humiliations... » Un autre vieux, à la barbe bien fournie et accoudé à un baluchon, tempête, la mort dans l'âme : « Nous sommes contraints de supporter les brimades et les blasphèmes de certains.

« Nous n'avons guère le choix », avant de pointer son index droit vers le ciel pour implorer la clémence de Dieu : « Allah yadihoum! » Face à ces accusations de maltraitance dans ces établissements pour personnes âgées, tout le monde s'en lave les mains.

D'autres, en revanche, tentent de justifier l'injustifiable : « Les actes de maltraitance sont souvent dus à une trop grande fatigue du Staff, encadrant ou soignant. En outre, un comportement énervant et répétitif de la personne âgée peut suffire pour que des actes de maltraitance soient découverts à l'encontre des pensionnaires ». Pour d'autres acteurs du soin social : »Les établissements ne peuvent remplacer un milieu familial et il y a toujours des insuffisances.

Source: site EMMA TARZIST " dessine moi un avenir"
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