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TITTEST 1958

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TITTEST 1958

Message par morad le Mer 9 Mai - 22:33













Je tiens a remercier vivement Mr Robert PENALVA de ces belles photos qui témoignent d'une époque ou l'école était un luxe,mais grâce a eux des générations ont profité d'une scolarité qui a permet a certains de réussir dans leurs parcours professionnels.
Mon plus grand souhait est de mettre des noms sur les images de ces enfants,qui peuvent être vos parents ou grands parents pour d'autres,et si vous avez des témoignages de ceux qui se reconnaissent veiller les décrire ;et ça sera un bel hommage a tous ces instituteurs qui nous ont armés par le savoir,la connaissance et l'amour de l'autre
.




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morad

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Re: TITTEST 1958

Message par hakim le Jeu 10 Mai - 10:13

Thanemirthik MORAD
Grand merci à M.PENALVA

hakim

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Re: TITTEST 1958

Message par Thamurth le Ven 11 Mai - 13:08

Des bons souvenirs ces photos qui retracent une partie de notre histoire,celle du village de Tittest,quand on voit comment ces enfants étaient scolarisés, trois par table et tout niveau confondu, par rapport au conditions que nos enfants trouvent maintenant ça n'a rien a voir,mais! ,mais la détermination d'autrefois et la soif d'apprendre était je vous assure plus forte que vit nos enfants maintenant,avec une sixième ou un cap ils ont pu aller plus loin dans leurs parcours professionnels,et si on compare le niveau d'un élève de sixième d'autrefois à celui d'un élève de terminal d'aujourd'hui on constate une différence qui marque les esprit,pour vous dire qu'ils arrivent pas a rédigé leurs CV ou lettre motivation,ou même écrire une lettre sans faute et avec orthographe correcte,laisser moi vous dire ma fierté pour ces enfants qui ont pu,malgré les conditions de vie et d’existence même étaient très difficile,ont eu la volonté de défier toute ces contraintes et marquer ainsi l'histoire et n'oublions pas ces instituteurs qui sont venus de loin pour participer a l'édification d'une société grâce a leurs savoirs ,milles MERCI.

Thamurth
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TITTEST 1958

Message par PENALVA le Jeu 7 Juin - 18:12

Merci Morad ,merci Thamurth pour avoir permis de mettre en ligne ces quelques photos datant de 1958 , pendant et malgré cette terrible guerre , où je tentais,jeune Instituteurde Tittest , d'inculquer un peu de savoir à mes petits élèves ,avec de faibles moyens et des conditions d'enseignement qui , heureusement , ont changé aujourd'hui .
Merci pour les appréciations élogieuses que vous portez sur moi. J'avais 18 ans et demi , c'est loin mais je n'oublie rien et j'espère que mes anciens élèves auront réussi leur vie .Certains , je l'espère se reconnaîtront .
C'est vrai , ces quelques documents font partie de votre histoire , de l'histoire de Tittest , de cette affreuse guerre . Puisse la vie de mes anciens élèves être longue et paisible.

PENALVA
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Re: TITTEST 1958

Message par hakim le Jeu 7 Juin - 20:05

Bonjour Morad
Sur l'une de photos , on voit la nommée LOUNI ZOHRA , tu dois reconnaître normalement.
Actuellement, c'est celle qu'on appelle ZOHRA IMECH'HAD ; la femme de OUAAZ HAAMID, fils de SAID OUMANSOUR.
Elle habite, juste au dessus de la maison de tes grans parents, en bas de HOCINE D'AÏLI.

hakim

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Re: TITTEST 1958

Message par morad le Sam 9 Juin - 18:50

Certes Hakim,Zohra IMECHEHAD est bien connue chez nous à Achouaf,et c'est grâce a son nom sur la photo qu'on l'a reconnue,mais c'est très difficile de mettre des noms sur le visages de ces petits,j'ai essayé de dévisager quelques uns ,mais c'est très dur,et comme je n'ai pas confirmation je ne peux hélas les dévoilés ,vous savez Hakim j'ai comparé ces petits écoliers a leurs enfants,il y a des traits de ressemblance ,mais ce n'est pas évident.
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essai sur l'identification de quelques visages des eleves de Mr robert

Message par lahcen le Mar 7 Aoû - 2:37

saha ftourkoum et saha syamkoum rabbi ye9bel morad
j'ai eu le grand plaisir de visualiser ces photos ça ma fait remonter le temps quoique je n'ai pas vécu cette époque ça fait vraiment sentir le frisson.
je me suis pas arrivé à maitriser la technique du pointeur pour en faire distinction,mais en défilant ces photos de haut en bas,il me semble que la fille au 1er rang en classe bras croisés coté droit c'était " louni zohra".
-les 2 petits élèves sous les bras de Mr robert l'un d'eux coté gauche,je présume que c’était "oughlissi salah"que la miséricorde soit sur lui,en faisant approche avec le portrait de son fils" alaoua" les traits de ressemblance sont très nets.
- la photo ou Mr robert se trouve entouré de ses élèves, a été prise face la maison de" hmedh n' rabi3" puisque la grande porte est restée intacte à ce jour,sachant que cette maison a été le refuge du lieutenant "larguat" à cette époque,encore que la guérite dominant cette maison a été servie de lieu pour prise de vue quand aux photos du poste militaire.e 2eme élève face au mur coté fenêtre ne peut être que "ouaaz alaoua" dit "oumansor"-toujours sur la même photo l’élève au cheveux lisses 2eme rangée à gauche de Mr robert agenouillé visage plein je le présume "Mecir Salah" dit "messid".à suivre.......et bonne nuit morad saha shourekoum.slm


lahcen
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Re: TITTEST 1958

Message par morad le Dim 12 Aoû - 18:44



Voila khali Lahcen,pour te faciliter la tâche ,et pour ceux qui peuvent mettre des noms sur ces visages ,j'ai numéroté ces gamins et comme ça on pourra avec précision les dévisagés.

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Re: TITTEST 1958

Message par samiha le Sam 11 Mai - 0:11

slt morad; jespere k tu va b1 ainsi ke tt la famille ; ça me fait vraiment plaisir de retourner plus de 50 ans en arrieere pour voire la foto de mon pere qui est lakhdar bekhtiar ou lakhdar nbadach ;le petit enfant porté le num 14 :jaimerai te demander me rendre 1 ptit servirce cya pa d souci ,l'adress email ou kk chose comme ça de Mr Pinalva je veux faire 1 surprise a mon pere psk il ete tres heureus voyon c foto :porte toi b1 : merc bcp et a b1 tot

samiha
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Re: TITTEST 1958

Message par morad le Sam 11 Mai - 22:28

Merci Samiha du message et heureux d'avoir reconnu un de ces enfants,Lakhdar Bekhtiar " N'Badache",je reconnais ce n'est pas évident de le reconnaître;voila comme je ne peux pas dévoiler l'émail de Mr PENALVA sur le site,soit vous me transmettez votre message,je fais transmettre ou bien vous m'envoyer votre émail et je vous le passe surtout utilisez cet émail :harbildz@yahoo.fr ou bien utiliser la boite du site ,cliquer sur le lien: http://harbildz.jimdo.com/contact/
Voila,merci et a si bientôt et tu passe le bonjour surtout a ton père......Morad.
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Tittest 1958

Message par larbi kordjani le Dim 29 Déc - 19:21

Guerre d’indépendance : Harbil, 1958
Larbi Kordjani



L’année 1958 fut terrible pour des populations sans défense face à des troupes aguerries
de l’armée française chargée de les mettre au pas, d’empêcher tout contact avec les combattants de l’Armée nationale populaire (ALN). Des villageois sans défense des ârchs de Harbil, Ath Rezzoug, Ath Yala, ont été torturés, exécutés sommairement, chassés de leurs maisons et de leurs villages qui ont été incendiés, bombardés, pillés.
Le camp de concentration de Tittest
Ce camp, essentiellement destiné à lutter contre les soutiens civils de l’ALN, a été installé en janvier 1958 à Tittest, en Petite Kabylie, à environ 330 kilomètres à l’est d’Alger. Auparavant, un petit camp, situé un peu plus haut, à Thala Merzoug, connu également sous le nom de Gahdane, avait été fermé. Tittest restera à jamais gravé dans la mémoire populaire et collective en raison de ce camp étroitement lié aux exactions d’un officier français du 4e régiment de Dragons, le lieutenant Evrard, surnommé «Largate» par les villageois, car son visage et son corps étaient parsemés de taches de rousseur C’était le pire tortionnaire que la population ait jamais connu, méthodique, prenant plaisir à torturer, à tuer. «Un véritable boucher, sans aucun état d’âme. Il pouvait exécuter, froidement, méthodiquement, de sa main, des dizaines de personne», affirme Si Mohamed Kordjani, qui a passé deux ans dans ce camp, de 1958 à 1960.
Largate avait été muté du Quartier général du 4e Dragons, cantonné à Beni Hafedh. à Tittest. Il commandait une soixantaine de harkis qui lui étaient très fidèles, très dévoués, et avec lesquels il sortait toujours en opération ou en patrouille. Dès qu’un détenu arrivait, il était jeté sans ménagement dans un cachot humide et obscur, «la cave», fermée par une trappe laissant juste le passage pour le corps d’un homme de corpulence moyenne. Le détenu était précipité dans cet endroit obscur et humide par cette trappe. «On remontait par une corde que nous jetait le geôlier», précise Si Mohamed. Des harkis compatissants nous jetaient, parfois, des bouts de pain que l’on ramassait à l’aveuglette dans la fange où on pataugeait, ou bien des boites de conserves remplies d’eau», ajoute-t-il.
Les détenus restaient dans cette cave pendant plusieurs jours baignant dans leurs excréments et leurs urines. «Cette fange nauséabonde nous arrivait jusqu’aux cuisses. Il a fallu que des officiers, incommodés par l’odeur qui se dégageait de ce cachot fassent appel à des sapeurs du génie qui ont creusé un trou sur un côté de cette cave pour évacuer cette boue putride», se rappelle Si Mohamed.
Les détenus étaient sortis, un à un, à tour de rôle, pour l’interrogatoire mené par Largate en personne, «el-behth». Tout un matériel de torture était installé dans la maison de la famille Ourabia, vide de ses habitants, partis à Alger. Là, officiait Largate. «Il était roux, les yeux bleus, le visage glabre pleins de tâches de rousseur. Largate avait inventé une torture très douloureuse et invalidante à laquelle les détenus étaient soumis dès leur arrivée. «On était mis sur un chevron placé entre deux fûts.
Deux soldats tournaient alors le chevron et la peau du ventre était distendue puis arrachée dans d’affreuses douleurs», se souvient Mokhtar qui, debout devant ce qui reste de ce camp, montre les endroits ou étaient les guérites, la cave, les lieux où reposent encore, dans des fosses communes, des dizaines d’hommes morts sous la torture ou exécutés par Largate. «Personne ne s’est préoccupé de ces martyrs, n’a pensé à récupérer leurs corps pour les enterrer décemment», s’est écrié Mokhtar, révolté par tant de désinvolture des autorités. Après le passage à la cave puis à la torture, passages obligés pour tous, les détenus étaient emprisonnés dans une maisonnette gardée par des hommes de la «force locale», des civils armés par l’armée pour des missions de surveillance et de renseignement.
Dans cette maisonnette, appelée «achette Drardja», car appartenant à cette famille, «on s’entassait à 40, 50, parfois 60 dans cette salle exigüe, sur des paillasses ou de la paille semée sur le sol. Les familles étaient autorisées à nous rendre visite une fois par jour et à nous rapporter à manger», indique Si Ahmed Benbellil. Les détenus de cette salle étaient soumis à «la corvée» tous les jours. Ils devaient puiser l’eau pour la cuisine, les douches des soldats, nettoyer les latrines, surveiller les porcs destinés à l’alimentation des militaires.
L’éxécution de Si Mouloud

Si Mouloud Rezzoug, appelé également Si Mouloud Belbouzidi, un militant convaincu de la cause nationale a été exécuté par un harki, sur ordre de Largate, après une mise en scène macabre. Après avoir assassiné plusieurs détenus d’une balle dans la tête, Largate a ordonné l’arrestation de Si Mouloud qui avait déjà été détenu en 1957 au camp de Aïn Larous, près de Bougaâ et torturé à la gégène jusqu’à perdre la raison. La gégène était un petit générateur électrique fonctionnant avec une dynamo et générant un courant électrique lorsqu’un soldat tournait une manivelle. Des électrodes, placées dans différentes parties du corps envoyaient des décharges douloureuses dans tout le corps qui était alors soumis à de violents soubresauts, selon les témoignages des anciens détenus des camps de Tittest, Gahdane et Aïn Larous.
«Si Mouloud courait partout dans le village en hurlant comme s’il ressentait toujours les affres causées dans son corps et son cerveau par la «gégène», se souvient Smaïl qui avait alors sept ans. Sauvé grâce au dévouement d’un médecin juif, très connu dans la région, le docteur Aouizrat, il a été de nouveau arrêté et conduit à Tittest vers la mi-mars, ainsi que des dizaines de villageois après une embuscade meurtrière tendue par une section de l’ALN contre un convoi de l’armée française, le 4 mars, à Aïn Lahdjar, sur la route menant de Bougaâ, le chef-lieu de la commune mixte d’alors, à Tittest. Largate était entré dans une colère folle. Il a fait bombardé les villages situés prêt du lieu de l’embuscade, exécuté des «suspects» et réservé un traitement spécial à Si Mouloud. «Le 17 mars 1958, mon père a été sorti de la cave où il avait été jeté après des jours de torture à la gégène. Il a été conduit à la place d’armes du camp où tous les détenus et la population des villages environnants avaient été rassemblés », raconte son fils Layachi, en montrant le texte d’une rédaction d’écolier, écrit par sa fille Imane qui avait choisi comme thème la mort de son grand-père à l’occasion de la célébration du 1er novembre dans son école.
Cette exécution a marqué tous les habitants qui en parlent encore avec un profond respect pour cet homme et sa famille. Si Mohamed, détenu au camp, était là et se rappelle tous les détails. Cette image poignante me hantera jusqu’à la fin de mes jours, j’avais le cœur serré, la gorge nouée en voyant l’état de cet homme que j’aimais et appréciais», se rappelle-t-il dans un sanglot. Largate a sorti son pistolet pour exécuter le prisonnier. «Puis il s’est ravisé. Il appelé deux jeunes venus pour s’enrôler comme harkis. Il leur a dit que celui qui tuerait cet homme serait immédiatement engagé. Il a tendu l’arme au premier qui a refusé, s’exposant à une série d’injures. Puis il a présenté le pistolet au deuxième, originaire d’un village voisin et dont je tairai le nom par respect pour sa famille. Celui-ci a pris l’arme et tiré à bout portant une balle dans la tête de Si Mouloud qui s’est affaissé doucement, sans un cri, sans un souffle, en glissant sur le mur, sur son côté droit», précise-t-il. Largate a été tué en octobre 1958 par une petite patrouille de l’ALN lors d’un bref accrochage au hameau de Soualem vidé de ses habitants car situé dans une zone interdite.
«J’étais avec lui et je portais le poste de radio, tâche incombant aux prisonniers», se souvient Si Mohamed. «Largate et ses harkis occupaient trois maisons de ce hameau, alors que des djounoud de l’ALN étaient dans une autre maison. Il faisait froid, il y avait un brouillard à couper au couteau par cette nuit d’automne et aucun camp de s’est rendu compte de la présence de l’autre. A l’aube, ils se sont retrouvés face à face. Les djounoud, en nombre réduit, ne recherchaient pas le contact mais des coups de feu ont été tirés par des harkis. Largate est sorti pour s’enquérir de l’origine des tirs. C’est alors que j’ai entendu clairement, derrière le brouillard, en kabyle «c’est un Français, un lieutenant, descends- le», deux coups de feu claquent et Largate s’effondre comme une masse atteint à l’abdomen. J’ai été contraint de le porter jusqu’à la route où une ambulance l’a transporté », se souvient encore Si Mohamed.
La mort de ce tortionnaire a été un soulagement pour la population meurtrie et terrorisée. Les arrestations et les exécutions de civils ont nettement diminué. Mais l’exode des habitants vers les villes, relativement plus sûres, s’est accentué. Des harkis et des militaires français se sont livrés au commerce lucratif des laisser-passer sans lesquels aucun voyage n’était possible, obligeant les malheureux villageois à vendre leurs terres, les bijoux de leur femme, pour payer un laisser-passer et fuir l’enfer de Tittest.
Les batailles de Aïn Anou et Aïn Lahdjar
La colère, la haine viscérale de Largate contre les villages de cette région de Kabylie, a été décuplée par les revers subis dans deux rudes coups portés par l’ALN à l’armée française. «Le 6 janvier 1958, quelques jours seulement après l’ouverture du camp de Tittest et l’arrivée de Largate, l’armée française est venue en force aux hameaux de Ras El-Feidh et Chraïgat où étaient cantonnés environ 300 djounoud de l’ALN réunis autour du commissaire politique de la zone, Si Lahlou Chettab», racontte Si Ahmed Benbellil, habitant de Chraïgat et qui sera ensuite détenu pendant plusieurs mois au camp de Tittest.
«Probablement dénoncés par un collaborateur, les djounoud ont été surpris mais ont réussi à briser l’encerclement malgré des pertes importantes, dont cette de Si Lahlou, tué avec deux de ses compagnons par un avion », le fameux « tiara sefra », appelé ainsi en raison de sa couleur jaune, ajoute Si Ahmed. Les djounoud ont descendu deux avions et tué plusieurs soldats de la 19e Division d’infanterie, appuyée par des harkis et du 4e régiment de Dragons, affirme-t-il.
Pour venger ce revers, l’ALN a fait venir dans la région un officier aguerri, Abdelkader El-Bariki, avec pour mission de porter un coup cuisant à l’armée et à Largate.
Le 4 mars 1958, un convoi de deux véhicules de l’armée avec une vingtaine de soldats à bord, tombe dans une embuscade tendue par El-Bariki et ses hommes au lieudit Aïn Lahdhar, entre Tittest et Bougaa. 18 soldats sont tués, leurs armes récupérés par les djounoud qui n’ont subi aucune perte. Seuls un sergent et un soldat s’en sont sortis avec des blessures en s’enfuyant à travers le lit d’un torrent. En représailles, Largate a fair exécuter 20 détenus des villages de Chraïgat et Ras El-Feidh, proches du lieu de l’embuscade, arguant que les djounoud avaient préparé l’embuscade avec leur aide et qu’ils s’étaient repliés en passant par ces deux hameaux.
L’armée française n’est pas arrivée par hasard dans cette région semi-aride aux hivers rudes et aux étés brûlants. Alors qu’elle était sous le contrôle de l’ALN, après la défaite des Messalistes, l’armée française a organisé, dès 1956, une vaste opération pour montrer sa force et reconnaître le terrain pour de futures implantations, conformément aux instructions de l’état-major qui recommandait alors, un «ratissage systématique» de toute l’Algérie.

La bataille de Thilla
En juin 1955, l’ALN a écrasé un maquis du Mouvement national algérien (MNA) au djebel Thilla à plus de 1 000 mètres d’altitude près des villages d’El-Maïn, Guenzet, Djenaouène, Tidjet et Beni Hafedh. Le colonel Amirouche avait été chargé par Krim Belkacem de coordonner les opérations d’élimination des maquis du MNA à Bouira, Draâ El-Mizan, les Ouadhias, Seddouk, et Bougaâ. Mais les combats les plus durs se sont déroulés à Thilla où près de 500 partisans du MNA, créé par le leader nationaliste charismatique Messali Hadj, ont été tués, selon différentes estimations.
«On ne savait rien des dissensions entre différents courants du mouvement national. On ignorait que Messali avait refusé de se joindre au front créé en novembre 1954 pour unifier la lutte pour l’indépendance, alors que l’Union démocratique du manifeste algérien (UDMA) de Ferhat Abbas et les communistes du Parti communiste algérien (PCA), s’y étaient ralliés,» a expliqué Si Mohamed, précisant que grâce à l’action politique de responsables du FLN comme Si Lahlou Chettab, les gens avaient peu à peu compris et s’étaient ralliés au FLN.
Des semaines après la fin des combats, des responsables du FLN sont passés dans les villages et nous ont demandé d’aller enterrer les corps au djebel Thilla. «On a enterré, sommairement, des morceaux de corps humains, dont certains étaient accrochés aux arbres. C’était particulièrement pénible et éprouvant», se remémore cet homme de près de 80 ans, encore traumatisé. Après une bataille de plusieurs jours, qui a tourné en faveur des combattants de l’ALN, l’aviation française s’en est mêlée, bombardant sans discernement les deux camps. Les cadavres ont été éventrés, les blessés achevés et déchiquetés par un enfer de bombes déversées par des bombardiers et des mitraillages en piqué des chasseurs «tiara sefra», selon Si Mohamed.
Vers avril 1956, tous les maquis du MNA en Kabylie sont défaits et la fameuse «force K», formée de militants restés fidèles à Messali sous la coupe de la DST française, a été démantelée par l’ALN qui restera seule face à l’armée française soutenue par l’OTAN jusqu’à l’indépendance, en 1962.
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Re: TITTEST 1958

Message par rachid.ouehb le Lun 18 Aoû - 17:40

Bonjour ;
je suis un des élèves , qui se trouve éventuellement parmi ceux qui sont avec le maître Robert Penalva , je m'appelle Rabah Ouehb fils de si-zouaoui N'DRARDJA , je dois vous remercier pour tout l'effort que vous avez effectué pour nous faire revivre les meilleure moment de notre enfance et ce malgré la guerre.

rachid.ouehb

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Re: TITTEST 1958

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